FOIRE AUX QUESTIONS (F.A.Q.)
Est-il exact que "L'interférence proprioceptive ne permet jamais de considérer comme fiable les mesures" ?
Si on extrait cette phrase de son contexte, il apparaîtrait que les mesures obtenues par la technique d'occlusion neuromusculaire ne sont pas fiables. Hors, cette phrase est extraite de la thèse d'un ardent défenseur de cette technique... Cela signifie en fait que si, lors de l'utilisation du TENS, on constate la présence d'une interférence proprioceptive, il convient de l'éliminer au préalable, soit par coronoplastie, soit par un mouvement d'orthodontie, afin d'obtenir des mesures fiables !
Que penser de ceci ? "En utilisant son Myo-monitor(TENS), Bernard Jankelson obtient la décontraction musculaire, puis la contraction isotonique du muscle par stimulation électrique transcutanée. Si son travail est intéressant sur le plan expérimental, et bien qu'il prétende obtenir ainsi la relation musculaire fonctionnelle, sa méthode n'a pas donné les résultats qui auraient permis de la faire adopter en pratique."
Cette critique a le mérite de souligner l'immense travail de recherche effectué par Bernard Jankelson... mais est complètement infirmée par le seul fait que ce site est en ligne, que nous traitons des patients avec succès, que des patients sont traités aux Etats Unis avec succès et que le formidable essor de l'informatique a permis à deux firmes concurrentes de mettre sur le marché un matériel parfaitement utilisable dans un cabinet dentaire par un praticien formé.
Quand on sait que seule une tétanisation des muscles contracturés permettrait d'assurer le lavage musculaire optimal par le torrent circulatoire, soit une application de 20 à 50 stimulations électriques par seconde, on se dit que l'E.M.G.-K.N.G. pêche encore actuellement par un manque de validation scientifique... Votre avis ?
Le mot clé : OPTIMAL. On joue sur les mots... Le TENS, s'il ne procure pas un lavage musculaire optimal, provoque une relaxation musculaire indéniable, prouvée par les travaux de Jankelson et par la simple observation des résultats sur l'Electromyographe lors de chaque application. Ce lavage musculaire est suffisant pour commencer une thérapie et l'utilisation de l'orthotique ou des autres moyens thérapeutiques (coronoplasties, orthodontie). L'orthotique n'est-il pas un plan de morsure rétro-incisif calculé par des moyens technologiques qui permet de démasquer l'adaptation fonctionnelle à une situation pathologique et de rééduquer la déglutition ?
Pensez-vous qu'en regard des bases fondamentales enseignées dans les candidatures médicales, telles l'anatomie, la physiologie et biochimie, le principe idéologique du rejet anatomique pur et simple de l'interférence proprioceptive ou de toute proprioception desmodontale limite l'horizon clinique de l'occlusion neuromusculaire aux seuls patients quasi totalement édentés ?
Une technique soi-disant inutilisable trouverait quand même grâce aux yeux de ses détracteurs pour les patients édentés... Un patient, dont les dents de la mâchoire inférieure ne rencontrent pas celles de la mâchoire supérieure là où les muscles s'attendent à trouver le signal stop (voir études de Jankelson sur la période de silence) à cause d'une perte de DVO (Dimension Verticale d'Occlusion), n'est-il pas assimilable quelque part à un patient édenté...
Et l'ATM (articulation de la mâchoire) dans tout cela ?
La pathologie intrinsèque de l'atm est certainement resposable des traitements qui ne marchent pas à 100% quoiqu'en disent ceux qui prétendent avoir ZERO ECHEC !
Vous ne semblez pas accorder une grande importance à l'équilibration des contacts dento-dentaires de la mâchoire du haut avec la machoire du bas !
Les meulages d'occlusions sont accusés d'être le point de départ de toutes les aggravations. Ils ne le sont que lorsqu'ils sont pratiqués sans poser le bon diagnostic à savoir la quantité d'espace libre disponible. En cas d'espace libre (ELI) augmenté, le meulage n'est pas indiqué sauf ponctuelllement pour lever une interférence proprioceptive nocive. Les cas qui se résolvent par un simple meulage d'occlusion se comptent sur les doigts de la main alors que, pour la majorité des dentistes il s'agit du traitement de choix ! En occlusion neuromusculaire, les meulages sont appelés "coronoplastie" et ne sont pratiqués que s'ils s'avèrent nécessaires.
Une mauvaise répartition des point de contacts dento-dentaire peut provoquer une surcharge en compression des articulations de la mâchoire, un torque de la mandibule, qui peut engendrer des dégâts articulaires. Il est donc impératif d'effectuer un réglage le plus précis possible de l'ordre d'apparition et de la pression de chaque contact dento-dentaire de la mâchoire du haut par rapport à la mâchoire du bas.